« parce que » ou « par ce que » ?

Erreur couramment commise

N’écrivez pas « Je suis surpris parce que je vous entends dire », encore moins « Je suis surpris parceque je vous entends dire ». Prenez votre temps et détachez chaque mot : « Je suis surpris par ce que je vous entends dire. »

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Règle (comment ne plus commettre cette erreur)

Face à une phrase comportant cette expression, demandez-vous ceci : à quelle question le « parce que/par ce que » répond-il ? À « par quoi » ou à « pourquoi » ? Si la phrase répond à la question « par quoi », on écrit « par ce que » en trois mots. Mais si la phrase répond à la question « pourquoi », on écrit « parce que » en deux mots :

Il est surpris par ce que je lui propose.
Quelle question faut-il poser pour avoir cette réponse ? « Par quoi est-il surpris ? » ou « Pourquoi est-il surpris ? ». « Par quoi est-il surpris ? », bien sûr. On écrit alors « par ce que » : « Il est surpris par ce que je lui propose. »

Mais

 

Il a poussé un cri parce que je l’ai surpris.
Quelle question faut-il poser pour avoir cette réponse ? « Pourquoi a-t-il poussé un cri ? » ou « Par quoi a-t-il poussé un cri ? ». « Pourquoi a-t-il poussé un cri ? », bien sûr. On écrit alors « parce que » : « Il a poussé un cri parce que je l’ai surpris. »

Avis de l’expert – Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, professeur agrégé de lettres modernes

Si les attributions de l’une et de l’autre tournure sont aujourd’hui clairement définies et ne font plus débat, il nous faut reconnaître que l’étymologie apporte de l’eau au moulin de ceux qui se trompent : « parce que » s’est à l’origine écrit par ce ke, et notre « parce » en un mot résulte bel et bien de la soudure des deux premiers éléments ! Voilà qui consolera les contrevenants, lesquels pourront toujours se dire qu’ils sont nés trop tard dans un monde trop vieux…

 

Exercices (cherchez les erreurs)

  1. Le client a paru séduit par ce que je lui ai montré.
  2. On l’a déchargé de cette mission par ce qu’il était souffrant.
  3. Julien n’a pas été conquis parce que le vendeur lui a proposé.
  4. Othello est influencé parce que Iago lui chuchote.
  5. Ce restaurateur doit fermer parce que sa cuisine n’est pas aux normes.
  6. Luc parle à la place de Marco parce que celui-ci n’a plus de voix.
  7. Je reste stupéfait frappé parce que l’internet a changé dans notre quotidien.
  8. Parce qu’elle se comporte en diva, la chanteuse se fait des ennemis.
  9. Je reste éberlué suis abasourdi parce que cela suppose de perfidie chez cet homme.
  10. Le professeur n’est pas convaincu parce que l’élève veut démontrer.

Réponses

  1. Phrase correcte.
  2. Faux. Il faut écrire : On l’a déchargé de cette mission parce qu’il était souffrant.
    Cette phrase répond à la question : « Pourquoi l’a-t-on déchargé de cette mission ? » Il faut donc écrire « parce que » en deux mots : « parce qu’il était souffrant. »
  3. Faux. Il faut écrire : Julien n’a pas été conquis par ce que le vendeur lui a proposé.
    Quelle question faut-il poser pour avoir cette réponse ? « Pourquoi Julien n’a-t-il pas été conquis ? » ou « Par quoi Julien n’a-t-il pas été conquis ? » ? La deuxième solution est la bonne : on écrit « par ce que ».
  4. Faux. Il faut écrire : Othello est influencé par ce que Iago lui chuchote.
    « Othello est influencé parce que Iago lui chuchote » ne répond pas à « Pourquoi Othello est-il influencé ? » La bonne question est : « Par quoi Othello est-il influencé ? », et on peut répondre « par ce que Iago lui chuchote ».
  5. Phrase correcte.
  6. Phrase correcte.
  7. Faux. Il faut écrire : Je reste frappé par ce que l’internet a changé dans notre quotidien.
    Cette phrase répond à la question : « Par quoi est-ce que je reste frappé ? » Il faut donc répondre « par ce que l’internet a changé dans notre quotidien », et non « parce que l’internet a changé dans notre quotidien ».
  8. Phrase correcte.
  9. Faux. Il faut écrire : Je suis abasourdi par ce que cela suppose de perfidie chez cet homme.
    Cette phrase répond à la question : « Par quoi suis-je abasourdi ? » Il faut donc répondre « par ce que cela suppose de perfidie chez cet homme », et non « parce que cela suppose de perfidie chez cet homme ».
  10. Faux. Il faut écrire : Le professeur n’est pas convaincu par ce que l’élève veut démontrer.
    Cette phrase répond à la question : « Par quoi le professeur n’est-il pas convaincu ? » Il faut donc répondre « par ce que l’élève veut démontrer », et non « parce que l’élève veut démontrer ».

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Auteurs :
Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, professeur agrégé de lettres modernes
Agnès Colomb, auteur-adaptateur, correctrice professionnelle
Pascal Hostachy, co-fondateur du Projet Voltaire et de la Certification Voltaire
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La dictée remise au goût du jour de manière ludique à l’IUT de Nancy-Brabois

Non, ce n’est pas le retour de la dictée à l’école. Si une cinquantaine d’étudiants et de membres du personnel de l’IUT de Nancy-Brabois ont planché sur l’exercice le 7 février dernier, c’était sans aucune appréhension : cette dictée était proposée comme un défi personnel et non comme une contrainte. Ce fut également l’occasion pour les participants, utilisateurs de longue date du Projet Voltaire, de tester leur niveau d’orthographe.

C’est en 2008 que les dirigeants de l’établissement se sont aperçus du nombre d’erreurs commises par leurs étudiants, facteur préjudiciable pour leurs futurs recrutements. Pour les chefs d’entreprises, l’expression écrite s’impose en effet comme un point primordial lors des entretiens d’embauches.

Grâce au Projet Voltaire, les élèves de l’IUT ont eu accès aux différentes séries d’exercices pour une remise à niveau globale de leur orthographe. Ce processus a été mis en place afin de sensibiliser les étudiants sur l’importance de la langue et de l’écrit, y compris lors de formations techniques ou scientifiques.

Les élèves ont vu peu à peu leur niveau progresser, notamment dans la qualité de leurs rapports de stages, avec des retours positifs depuis l’entraînement. Voyant davantage cet entraînement comme un jeu que comme un exercice, ceux qui ont effectué la dictée ont même pris un certain plaisir : celui d’une compétition bon enfant.

La dictée a été tirée d’un roman de Gérald Tenenbaum, mathématicien et romancier nancéen. Il viendra en personne remettre les prix aux lauréats le samedi 10 mars, lors des Journées portes ouvertes.

Photo : L’Est Républicain

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Orthographe – Projet Voltaire lance son application iPhone.

Le Projet Voltaire – n° 1 de l’orthographe pour la remise à niveau et la certification – lance enfin son application iPhone.

Grâce à cette application Projet Voltaire, les possesseurs d’iPhone et d’iPad vont pouvoir s’entraîner à l’orthographe sur leur appareil. Le service de test et d’entraînement personnalisé à l’orthographe Projet Voltaire est disponible sur iPhone et iPad, pour jouer dans le train, dans le métro, en salle d’attente…

L’application existe en version gratuite, téléchargeable sur l’App Store, avec 3 modules d’entraînement. L’application existe aussi en version payante à 6,99 € avec 12 modules d’entraînement.

L’application a déjà été téléchargée plus de 300 000 fois !

Notez que l’application est pour l’instant réservée aux particuliers. De plus, s’agissant d’une application sur appareil mobile, elle s’utilise sans connexion à Internet, sans avoir besoin de s’identifier. Tout l’intérêt est de pouvoir jouer dans les lieux où Internet passe mal (train, métro…). La contrepartie est qu’un compte d’accès à Projet Voltaire en ligne ne peut pas être utilisé sur iPhone ou iPad.

Mesurez-vous au Projet Voltaire en téléchargeant l’application sur l’App Store à cette adresse :

http://itunes.apple.com/fr/app/projet-voltaire/id444701410?mt=8

 

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« or » ou « hors » ?

Erreur couramment commise

On voit souvent « hors » écrit pour « or » : « Il semble insouciant, hors il n’y a pas plus sérieux que lui » au lieu de « Il semble insouciant, or il n’y a pas plus sérieux que lui ».

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Règle (comment ne plus commettre cette erreur)

Vous pouvez remplacer le mot par « et » ? Il s’agit alors de la conjonction de coordination « or ».
Dans le cas contraire, il convient d’écrire « hors », lequel signifie « en dehors de ».

Il avait rendez-vous ce matin, or il ne s’est pas présenté. = Il avait rendez-vous ce matin, et il ne s’est pas présenté.

mais

Ce matériel est hors d’usage. ≠ Ce matériel est et d’usage.

Avis de l’expert – Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, professeur agrégé de lettres modernes

« Or, adieu ; j’en suis hors », dit le renard au bouc, dans la fable de La Fontaine que l’on sait. Peut-on rêver plus bel exemple que celui-là pour illustrer la distinction qui précède ? « Or » est la conjonction de coordination qui clôt la leçon administrée par le rusé renard à ce grand naïf de bouc ; « hors » est l’adverbe qui indique que le trompeur est sorti du puits… grâce au trompé !

 

Exercices (cherchez les erreurs)

  1. Un tel retard dans la commande me met hors de moi.
  2. La cliente a commandé un pull, hors elle a reçu une robe.
  3. Cette question est hors de propos.
  4. Mettez les machines or tension avant de les ouvrir.
  5. Je recherche une secrétaire bilingue, hors vous ne parlez que le français.
  6. Jeanne d’Arc voulait chasser les Anglais hors de France.
  7. J’avais invité trois personnes, hors quinze sont venues.
  8. Le prix indiqué correspond au montant hors taxes.
  9. Le directeur du théâtre est une personnalité or du commun.
  10. Mon patron me refuse ce congé de formation, hors j’y ai droit.

Réponses

  1. Phrase correcte.
  2. Faux. Il faut écrire : La cliente a commandé un pull, or elle a reçu une robe.
    On peut dire correctement : « La cliente a commandé un pull, et elle a reçu une robe. » « Et » remplaçant « or », c’est ce dernier qu’il faut écrire, et non « hors ».
  3. Phrase correcte.
  4. Faux. Il faut écrire : Mettez les machines hors tension avant de les ouvrir.
    Peut-on remplacer « or » par « et » ? Non. « Mettez les machines et tension avant de les ouvrir » ne veut rien dire. C’est donc qu’il ne faut pas écrire « or » mais « hors ».
  5. Faux. Il faut écrire : Je recherche une secrétaire bilingue, or vous ne parlez que le français.
    Peut-on remplacer « or » par « et » ? Oui. « Je recherche une secrétaire bilingue, et vous ne parlez que le français » est une phrase correcte. On écrit donc « or » ici.
  6. Phrase correcte.
  7. Faux. Il faut écrire : J’avais invité trois personnes, or quinze sont venues.
    Peut-on remplacer « or » par « et » ? Oui. « J’avais invité trois personnes, et quinze sont venues » est une phrase correcte. On écrit donc « or », et non « hors ».
  8. Phrase correcte.
  9. Faux. Il faut écrire : Le directeur du théâtre est une personnalité hors du commun.
    Peut-on remplacer « or » par « et » ? Non. « Le directeur du théâtre est une personnalité et du commun » ne veut rien dire. C’est donc qu’il ne faut pas écrire « or » mais « hors ».
  10. Faux. Il faut écrire : Mon patron me refuse ce congé de formation, or j’y ai droit.
    Peut-on remplacer « or » par « et » ? Oui. « Mon patron me refuse ce congé de formation, et j’y ai droit » est une phrase correcte. On écrit donc « or », et non « hors ».

 

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« M. » ou « Mr » ? « MM. » ou « Mrs » ?

Erreur couramment commise

N’écrivez pas « je présenterai Mr Jean Martin à Mrs les conseillers » mais « je présenterai M. Jean Martin à MM. les conseillers ».

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Règle (comment ne plus commettre cette erreur)

« Mr » n’est pas l’abréviation de « monsieur », mais ressemble, le point en moins, à celle de l’anglais « mister ». En français, on abrège « monsieur » en « M. » :

Voici M. Duval qui monte sur l’estrade.

Quant à « Mrs », ce n’est pas l’abréviation de « messieurs », mais… de l’anglais « mistress » ! En français, l’abréviation de « messieurs » est « MM. » :

MM. Doré et Faure représenteront la société au salon d’Orléans.

N.B. On s’interdira l’abréviation sur une enveloppe ou dans une lettre, quand on s’adresse à son correspondant.

Avis de l’expert – Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, professeur agrégé de lettres modernes

De plus en plus bafouée, cette convention typographique est, de surcroît, loin de faire l’unanimité. De nombreux révisionnistes font remarquer, avec une certaine apparence de raison, que, dans certains cas, elle est à l’origine de confusions avec l’initiale du prénom : en écrivant « M. Aubry », plaident-ils, qui peut savoir si l’on parle de Martine ou de son mari ?

 

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Les annales de la Certification Voltaire en librairie !

 « La Certification Voltaire est tout sauf un concours d’orthographe, c’est un outil qui donne accès à des emplois. » (François DAVY, ex-président du Groupe Adecco, n° 1 mondial du recrutement).

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici enfin l’ouvrage papier de préparation à la Certification Voltaire, le certificat de niveau en orthographe reconnu par les entreprises.

Cet ouvrage permet de viser 700 points à la Certification Voltaire.

Maîtrisez l’orthographe avec la Certification Voltaire est publié aux éditions Eyrolles. Ses 380 pages sont la retranscription imprimée de la méthode Projet Voltaire, offrant au lecteur :

-          identification de ses lacunes parmi 140 difficultés qui occasionnent des fautes   récurrentes dans les communications professionnelles courantes, notamment par e-mail ;

-          entraînement ciblé sur ses lacunes ;

-          test de validation des acquis pour s’assurer que les automatismes sont là.

De plus, l’ouvrage contient les annales corrigées de la Certification Voltaire. Les quelques mauvaises langues qui prétendaient que la Certification Voltaire était élitiste en seront pour leurs frais.

Passez le test à blanc et calculez le score que vous auriez eu sur 700 en allant sur :

http://www.eyrolles.projet-voltaire.fr

Les auteurs – une équipe d’experts

Les auteurs sont des membres du comité d’experts de la Certification Voltaire : Bruno Dewaele – champion du monde d’orthographe – et Agnès Colomb – correctrice professionnelle –, sous la direction de Pascal Hostachy, responsable du Projet Voltaire. La préface est rédigée par François Davy, ex-président du Groupe Adecco, n° 1 mondial du recrutement.

 

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Lorsque les mots et l’orthographe riment avec art et plaisir

Pour beaucoup de personnes, les mots, la syntaxe et l’orthographe sont synonymes de discipline, d’efforts et de difficultés. D’autres, en revanche, ont pris le parti de s’approprier l’écriture jusqu’à la transformer en art.

L’un des plus célèbres artistes jouant avec les mots est sans doute Benjamin Vautier, plus connu sous le nom de Ben. Imaginant ses créations autour de petites phrases, l’artiste connait un réel succès et prend plaisir à émerveiller les autres avec des mots.

Ben n’est pas le seul. D’autres artistes, tout aussi poétiques, décomposent et décortiquent les phrases, jouant sur les définitions et les termesFred Eerdekens , par exemple, pourrait se définir comme un sculpteur de lumière. Dans la pénombre, ses créations paraissent en effet abstraites. Et pourtant, dès qu’elles sont éclairées, elles se révèlent selon un procédé amusant : les ombres projetées de ses œuvres forment des phrases. Fred Eerdekens, écrit ainsi des mots avec leur ombre !

 

 

 

 

 

Toujours dans le domaine de l’art mais du côté de la musique,  les chanteurs prennent depuis longtemps plaisir à user de procédés littéraires et de figures de style. Serge Gainsbourg, Boby Lapointe ou plus récemment des slameurs comme Grand Corps Malade perpétuent cette tradition de faire du mot, de la syntaxe et de la richesse de l’orthographe dans la langue française un atout pour leur art.

L’orthographe et les mots ne doivent donc pas être les instigateurs de frustrations et de déplaisir. Ils peuvent au contraire devenir de précieux outils. Nous ne sommes pas tous des artistes mais nous pouvons toutefois tous éprouver du plaisir à manier les mots et à jouer avec eux au quotidien.

 

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« lui même » ou « lui-même » ? « eux-même » ou « eux-mêmes » ?

Erreur couramment commise

« Même » pouvant être à la fois adjectif et adverbe, il peut s’accorder ou non, ce qui explique que certains se trompent et écrivent « les enfants eux-même » au lieu de « les enfants eux-mêmes »… parfois même en oubliant le trait d’union !

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Règle (comment ne plus commettre cette erreur)

Quand il suit un pronom personnel (« moi », « toi », « elles », etc.), « même » s’accorde avec lui et est précédé d’un trait d’union :

Les économistes eux-mêmes sont surpris par l’ampleur de la crise.

Quand il se rapporte au nom qui le précède, « même » s’accorde aussi, mais on ne met pas de trait d’union :

Cette mère est la patience même.
C’est sur ces bancs mêmes que j’ai étudié.
On a retrouvé vos clés ici même, sur les lieux du crime.

Quand il précède le nom et signifie « aussi, jusqu’à », « même » reste invariable, car il est alors adverbe :

Clark Kent trompe tout le monde, même ses collègues.

Avis de l’expert – Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, professeur agrégé de lettres modernes

Il arrive que la distinction entre adjectif et adverbe soit difficile, voire impossible. C’est le cas dans ce type de phrase : « Les grammairiens même(s) commettent des fautes. » Si l’on veut dire par là « même les grammairiens commettent des fautes », on considérera que « même » est adverbe et on le laissera invariable. Si au contraire on préfère y voir un adjectif, auquel cas la phrase signifiera « les grammairiens eux-mêmes commettent des fautes », l’accord sera de rigueur !

 

Exercices (cherchez les erreurs)

  1. Le ministre lui-même procédera à la pose de la première pierre.
  2. Les inscriptions elles-mêmes peuvent se faire en ligne.
  3. Mêmes les syndicats approuvent cette mesure.
  4. M. le maire lui même nous a apporté son soutien.
  5. Il s’emporte et, par là-même, se discrédite aux yeux du client.
  6. La standardiste qui m’a répondu est l’amabilité-même.
  7. La danseuse de la boîte à musique tourne sans fin sur elle-même.
  8. Les bénévoles eux-même ne sont pas logés gratuitement.
  9. À présent, nous ne pouvons plus compter que sur nous-mêmes.
  10. La démonstratrice elle même refuse de goûter ses produits !

Réponses

  1. Phrase correcte.
  2. Phrase correcte.
  3. Faux. Il faut écrire : Même les syndicats approuvent cette mesure.
    Placé devant un nom, « même » est adverbe et ne s’accorde pas : on écrit « même les syndicats ».
  4. Faux. Il faut écrire : M. le maire lui-même nous a apporté son soutien.
    Ici, « même » suit le pronom personnel « lui » : il faut donc mettre un trait d’union entre eux et écrire « lui-même ».
  5. Faux. Il faut écrire : Il s’emporte et, par là même, se discrédite aux yeux du client.
    Ici, « même » suit un adverbe, « là » : on ne met donc pas de trait d’union entre eux.
  6. Faux. Il faut écrire : La standardiste qui m’a répondu est l’amabilité même.
    Placé après un nom, « même » ne se lie pas à lui par un trait d’union. On n’écrit donc pas « l’amabilité-même », mais « l’amabilité même ».
  7. Phrase correcte.
  8. Faux. Il faut écrire : Les bénévoles eux-mêmes ne sont pas logés gratuitement.
    Ici, « même » suit le pronom personnel « eux », masculin pluriel. Il s’accorde donc avec lui et on met un trait d’union entre eux : « les bénévoles eux-mêmes ».
  9. Phrase correcte.
  10. Faux. Il faut écrire : La démonstratrice elle-même refuse de goûter ses produits !
    Ici, « même » suit le pronom personnel « elle » : il faut donc mettre un trait d’union entre eux et écrire « elle-même ».

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Le Québec s’empare du Projet Voltaire !

De Marque – société n° 1 au Canada dans la distribution d’outils numériques en milieu scolaire – devient le partenaire privilégié du Projet Voltaire. En devenant présent au Canada, le Projet Voltaire s’impose comme la référence de la remise à niveau en orthographe dans toute la francophonie.

Le Projet Voltaire signe un partenariat de distribution avec la société De Marque, le leader de la distribution de ressources pédagogiques numériques au Canada. Cet accord permet aux élèves et étudiants canadiens d’accéder à leur tour aux services du Projet Voltaire afin d’améliorer leur maîtrise de l’orthographe française.

Le Projet Voltaire est un service en ligne de remise à niveau personnalisée en orthographe qui identifie les lacunes de l’apprenant et l’aide à acquérir les automatismes nécessaires. Plus de 500 000 personnes utilisent déjà les services du Projet Voltaire, en France mais également en Suisse et dans les départements, régions et collectivités d’outre-mer.

En s’associant à la société De Marque, leader dans la distribution de ressources pédagogiques numériques au Canada et spécialiste en technologies de l’éducation, le Projet Voltaire continue d’étendre ses services en les ouvrant à l’ensemble des institutions scolaires et des bibliothèques canadiennes.

Le Projet Voltaire s’impose ainsi comme un véritable vecteur d’amélioration du français pour les francophones de tous âges. « Compte tenu de l’importance de plus en plus grande accordée à la maîtrise du français par les élèves, le Projet Voltaire tombe à point nommé et est un ajout pertinent à notre offre de ressources numériques », soutient Marc Boutet, président-directeur général de De Marque.

Le Projet Voltaire repose sur le moteur d’apprentissage unique au monde Woonoz maintes fois primé, ce qui lui permet de calculer le parcours le plus adapté aux difficultés, au niveau et au rythme d’acquisition de l’apprenant. « Nous sommes fiers de pouvoir rendre ainsi accessible au plus grand nombre nos outils de maîtrise de l’orthographe. Nous constatons que nous répondons à un véritable besoin : selon une étude réalisée en juin 2011, 86 % des étudiants et lycéens qui utilisent le Projet Voltaire le conseilleraient autour d’eux », ajoute Pascal Hostachy, co-fondateur et responsable du Projet Voltaire.

À propos de De Marque

Fondée en 1990, la société De Marque est un chef de file international dans le développement de plateformes dédiées au contenu numérique. De Marque développe des produits d’avant-garde disponibles dans une centaine de pays. Elle développe et met en marché des ressources éducatives et des applications pédagogiques qui favorisent l’acquisition des connaissances et la maîtrise des apprentissages grâce aux technologies de l’information. De Marque édite entre autres le logiciel d’apprentissage du doigté au clavier Tap’Touche et le site d’information en éducation l’Infobourg.

Pour en savoir plus : www.demarque.com

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« mille » ou « milles » ?

Erreur couramment commise

Sachant que « vingt » et « cent » peuvent parfois prendre un « s », on a tendance à écrire « quatre milles » au lieu de « quatre mille ».

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Règle (comment ne plus commettre cette erreur)

L’adjectif numéral « mille » est invariable :

Ma tante Fernande m’a légué dix mille euros.

En revanche, le nom « mille », unité de mesure internationale pour les distances en navigation aérienne et maritime, prend un « s » au pluriel :

Le navire se trouve à dix milles de la côte la plus proche.

Avis de l’expert – Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, professeur agrégé de lettres modernes

Depuis l’an 2000, il n’est plus possible d’écrire « mil » dans les dates. Cela n’était autorisé (pour ne pas dire conseillé) que pour celles de l’ère chrétienne comprises entre 1001 et 1999. Une variante qui trouve son origine dans le fait que le latin usait de mille pour un seul millier, de milia pour plusieurs. L’arbitraire des grammairiens a fait le reste, mais il semble bien que cette « préférence » de l’Académie française soit aujourd’hui caduque…

 

Exercices (cherchez les erreurs)

  1. Cinq milles manifestants se sont réunis sous les fenêtres du préfet.
  2. Le budget a été amputé de trois mille euros.
  3. L’agglomération compte désormais cent cinquante milles habitants.
  4. Soixante-dix milles personnes ont été interrogées pour cette étude.
  5. En un an, cette société de conseil a embauché trois mille personnes.
  6. Un prêt de trente milles euros a été accordé à cette jeune entreprise.
  7. Il a fallu deux mille tonnes de sable pour créer cette plage artificielle.
  8. Faites une synthèse de votre projet en trois milles mots.
  9. Ces six milles téléphones font partie d’une édition limitée.
  10. Le sous-total indiqué est de deux mille cent euros.

Réponses

  1. Faux. Il faut écrire : Cinq mille manifestants se sont réunis sous les fenêtres du préfet.
    L’adjectif numéral « mille » est invariable.
  2. Phrase correcte.
  3. Faux. Il faut écrire : L’agglomération compte désormais cent cinquante mille habitants.
    L’adjectif numéral « mille » ne prend jamais de « s » : il est invariable.
  4. Faux. Il faut écrire : Soixante-dix mille personnes ont été interrogées pour cette étude.
    L’adjectif numéral « mille » est invariable.
  5. Phrase correcte.
  6. Faux. Il faut écrire : Un prêt de trente mille euros a été accordé à cette jeune entreprise.
    L’adjectif numéral « mille » est invariable.
  7. Phrase correcte.
  8. Faux. Il faut écrire : Faites une synthèse de votre projet en trois mille mots.
    L’adjectif numéral « mille » est invariable.
  9. Faux. Il faut écrire : Ces six mille téléphones font partie d’une édition limitée.
    L’adjectif numéral « mille » ne prend jamais de « s » : il est invariable.
  10. Phrase correcte.

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